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Visit Jeff Koons at Centre Pompidou with my daughter

Jeff Koons est à l’honneur au Centre Pompidou, dans une rétrospective que lui consacre le musée, jusqu’au 27 avril 2015.
Néo-pop et N°2 rencontre du troisième type.

Fais rare, N°2 est seule avec ses parents.
Nous avons réussi à envoyer N°1 à la montagne pendant que nous allons profiter de la vie de parents à enfant unique, juste 1 enfant.
N’allez pas croire que moitié moins d’enfants représente 50% de travail en moins, non, ça serait trop beau, vous pouvez espérer 20%.
Ces 20% représentent une baisse du volume sonore, moins de chamailleries et de bazar généralisé.

Partant de ce constat, une visite au Centre Pompidou, devient des plus agréable, car il n’y a qu’un enfant à surveiller, et peut être un parent qui profite vraiment.
N°1 connait bien ce musée, mais pour N°2 c’est une grande première.

– Regarde chérie, c’est ce grand bâtiment le musée.
– C’est le château de la reine des neiges ?
– Oui effectivement, il y a du verre, de la transparence mais en terme d’architecture c’est quand même autre chose, non ?
– Je veux aller dans le château maman.
– On arrive, et regarde nous allons monter tout là haut et voir la rétrospective de Jeff Koons.
– Zef kouine?
– Non, Jeffffff Kouuuunnnnnssssss (j’appuie bien sur chaque syllabe, gros effort de prononciation avec l’accent).

Voici la première rétrospective complète consacrée à Jeff Koons en Europe qui couvre près 35 ans de création avec une centaine de sculptures et peintures.

Nous arrivons devant la salle, N°2 est sur-excitée par la longue montée en escalator.
Il y a des Balloon Dogs partout, on est dans le thème.
A peine arrivés, N°2 va droit devant, le texte explicatif, elle s’en moque, je commence par lui courir après, mon mari lui reste lire un peu.
Sans explication, l’Art contemporain il comprend pas !

Un lapin rose l’arrête dans sa course.

Pour Inflatables and Pre-new (1978-1980), Koons met en scène divers jouets gonflables comme des fleurs et des lapins.
– Tu vois quoi mon coeur ?
– Un Lapin et des fleurs.
– Tu aimes bien ?
– Je peux avoir le lapin ?
– Mais non chérie, c’est une exposition, dans un musée, nous sommes là pour voir les oeuvres de la rétrospective.
– Mais maman c’est pour jouer dans mon bain !
– Oui je comprends, ça ressemble à des jouets, mais ce sont des oeuvres d’Art.
– Je veux une oeuvre d’Art maman !

Mon Mari me regarde.
Je vois le doute dans ses yeux, il arrive droit sur moi sans me quitter des yeux.
– Tu m’expliques ?

Ballons de basket flottants.

Jeff Koons représente sans doute l’artiste contemporain à la fois le plus célèbre et le plus controversé. Il s’affirme comme un artiste figuratif qui s’inspire de la culture de masse et des objets ordinaires.
Chez lui, l’idée de perfection et de rigueur est omniprésente.

La visite commence à se compliquer pour moi, N°2 veut toucher aux ballons, elle colle son nez à la vitre, premier rappel à l’ordre des gardiens.
Je prends N°2 dans un coin, on ré-explique les règles dans un musée.
– Tu te souviens de ce que maman t’a expliqué avant de rentrer, on ne doit absolument jamais toucher, on regarde, juste les yeux, on ne court pas et on évite à tout prix tout hurlement intempestif.
– Oui.
– Tu as vu que le monsieur avec son sifflé, il était pas content, comme maman d’ailleurs.
– Oui.
– Tu es prête à continuer la visite en restant à côté de maman ?
– Oui.
– Les ballons, on ne peut pas toucher, comme tout ce que tu vas voir, je comprends que ça t’intrigue et que ça soit attirant pour tes mains, mais tu dois être forte et te retenir
– Mais c’est le même ballon que mon frère !

Mon mari lui est très intrigué par la salle « basket », il y flane un bon moment, je me retrouve seule avec N°2 qui aperçoit un chat. Un gros chat.

Chat sur une corde à linge (jaune), 1994-2001, sculpture en polyéthylène de Jeff Koons.

Ce chat est un géant pour N°2 du haut de ses 3 ans.
Elle n’en revient pas et s’assoit directement à ses pieds.
– Maman il s’appelle comment le chat ?
– Le chat géant jaune, pourquoi ?
– Il fait quoi le chat ? Il est gros maman.
– Le chat il est dans une grosse chaussette, étendue sur une fausse corde à linge, pourquoi ?
– Il est gros, il s’appelle comment … Totoro ?
– Si tu veux, Big yellow Totoro cat’s.

Après le chat le tableau spécial enfant, tu vas kiffer.

C’est à ce moment précis que N°2 toucha le tableau, nommé Shelter.

Intervention de mon mari
– Non mais ça va pas la tête, tu sais combien ça coûte de toucher ?
– …
– Tu sais que si tu touches le tableau, on ne pourra plus manger ni avoir de maison car l’assurance nous aura lâché !
– …
– Que papa ne pourra pas payer et il ira en prison, tu le sais ça ?

Je fais comme si je ne connaissais personne, surtout pas le Monsieur et sa petit fille mal élevée !

Savez-vous que ces ballons sont réalisés en acier inoxydable coloré ? Et que certaines oeuvres ont demandé 5 à 10 ans de réalisation. Ce degré d’hyperréalisme crée un univers de pure illusion assez bluffant.
Vous verrez, c’est étonnant !

M. Koons reste décidément un mystère…

L’objet gonflable est un peu le fil rouge de cette rétrospective qui suit un parcours chronologique de 1979 à nos jours. Présent à presque toutes les périodes de l’œuvre de Koons, il témoigne à la fois de son lien profond avec l’enfance, de sa réinterprétation des symboles de la culture populaire et de son jeu sur la représentation.

– Maman tu as vu elle a de grosses fesses la dame rouge !
– Oh tu sais par rapport à Kim Kardashian plus rien ne m’étonne !
– Quoi ?
– Pardon, maman déraille, tu disais ?
– Pourquoi la dame elle a des grosses fesses ?
– Avec « Antiquity » en 2008, Koons revisite les statues anciennes à sa sauce et cela donne entre autre une Venus métallique.
– …
– Regarde chérie, Hulk il a pris un piano dans la face ! s’exclame mon Mari.

Homard.

– Maman regarde la crevette.
– C’est un homard
– Je peux le prendre ?
– Non regarde il est accroché la tête en bas, c’est celui de Jeff Koons, il l’a accroché pour ne pas se le faire piquer par une petite fille.
– Oui mais il faut prêter ces jouets.
– C’est vrai, mais il n’aime pas prêter le Monsieur.
– Moi je veux bien lui prêter mon bébé, mais lui il me donne son homard.

Une très belle rétrospective de cet artiste étonnant qui marque depuis trente-cinq ans le paysage artistique et culturel contemporain. Vos enfants ne resteront certainement pas indifférents devant ces oeuvres sorties de l’art populaire.
N°2 a adoré même si j’avoue avoir remarqué un air sceptique sur son visage quand elle ne pouvait pas toucher à ces oeuvres qui pour elle ne sont que des jouets.
Mon Mari lui n’a pas compris, ça ne le touche pas, il préfère finir la visite en admirant la vue.
Et quelle vue !

Juste un point, il vous faudra éviter avec des enfants, une petite salle, bien signalée… avec des images interdites au moins de 18 ans. Il y a la queue.

La bonne idée est de participer en famille à un atelier !

Dernières places pour fin mars et avril… Au Centre Pompidou, l’exposition phare du moment a ses ateliers enfants.

En famille et avec des enfants dès 2 ans, des ateliers créatifs Hop Hop Hop et Wonderland proposent d’imaginer des créations extravagantes et colorées à l’image de l’artiste.

Les samedis et dimanches, en famille avec des enfants de 2 à 10 ans.
A réserver très vite !

HOP HOP HOP, de 2 à 5 ans, en famille. A 15h et 16h30.
Les samedis 10 et 24 janvier, 7 février, /14 et 28 mars, 11 avril.
Les dimanches 11 et 25 janvier, 8, 15, 29 mars, 12 avril.
L’Atelier des enfants est envahi par d’étranges ballons d’aluminium, emblématiques de l’œuvre de Jeff Koons… se met alors en place un jeu d’exploration autour des matériaux, qui conduit les jeunes aventuriers de l’art à construire une installation très Balloons.

Centre Pompidou
Place George Pompidou, 75004 Paris
http://www.centrepompidou.fr
https://www.centrepompidou.fr/cpv/resource/cABRrbG/r4ydaM6
Vente en ligne sur http://www.centrepompidou.fr/billeterie

Cette entrée a été publiée le 25 février 2015 à 8 h 00 min. Elle est classée dans Out with children, Traveling with kids et taguée , , , , , , , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

Une réflexion sur “Visit Jeff Koons at Centre Pompidou with my daughter

  1. Le seul intérêt de ce qu’à produit Koons, Charlie l’a bien compris, ce serait de jouer avec, mais appeler ça de l’art, c’est du floutage de gueule. D’ici quelques temps il n’en restera pas plus qu’il reste des « oeuvres » de Gorges Mathieu aujourd’hui.

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