mumisnotcooking

My first Pho

Phở bò

Depuis ce dimanche, Mon Mari me réclame une soirée restaurant.
Pour la plupart des mortels sur cette terre cela voudrait dire, sortir diner au restaurant, mais présentement, non.
Il souhaiterait que sa femme (Moi) lui prépare un bon petit diner, car il se sent délaissé.

Au debut de notre relation (avant le mariage et N°1 et N°2), Mon Mari cuisinait pour moi tous les soirs. Maintenant que je suis la première à rentrer le soir, on dirait que cela implique que j’arrive la première en cuisine et qu’un « Top départ » à commencer.
Le temps ayant fait son oeuvre, j’ai appris à aimer cuisiner, à aimer vraiment cela en y prenant beaucoup de plaisir. Je me suis mise à regarder les émissions de TV, acheter des livres, suivre les recettes du ELLE, et prendre cela très au sérieux.
Cuisiner m’apporte aussi la tranquillité d’être en cuisine SEULE.

J’aime donc me lancer des défis « Cuisine », et utilisant mon mari comme gouteur, testeur, valideur, approbateur, censeur.

Ma cuisine s’est donc transformée en gargote vietnamienne le temps d’un pho ou en vietnamien phở (prononcez feu-euh) !

Je lance le bouillon, la compétition commence, mentalement je suis dans MasterChef (mais je suis la seule candidate).

Pour le bouillon

  • 4 litres de bouillon de boeuf
  • 5 clous de girofle
  • 6 graines de coriandre
  • 5 graines de cardamome
  • 2 étoiles de badiane
  • 1 morceau de gingembre de la taille de votre pouce, épluché et coupé en lamelles
  • Poivre noir à vue

Bien sur le premier break s’impose à moi.
N°1 et N°2 que j’avais mis devant l’iPad, sur Youtube, devant un Charlie Chaplin, se bagarre.
N°1 a tendance à prendre l’écran dans ses mains et à se la jouer perso, N°2 veut la reine des neiges. Je fini par leur mettre un National Geographic.

Je laisse bouillir le bouillon de boeuf avec les épices pendant une petite heure. Otez régulièrement l’écume qui se formerait sur le dessus.
Tremper 175g de nouilles de riz en suivant les instructions sur l’emballage.

N°2 hurle, le petit baleineau vient de se faire tuer par des méchants pêcheurs.
Je prends la tablette, il y a du sang partout.
Je mets le clip de la reine des neiges.
N°1 rale et réclame un film de chevalier.

J’égouttes les nouilles de riz et je les répartis dans 4 assiettes creuses. On dine avec les enfants, c’est la version « restaurant » de Mon Mari.

J’ajoute, dans chaque assiette:

  • 1 poignée de pousses d’épinard
  • l’équivalent d’une poignée de coriandre et de menthe fraîche ciselée, répartit dans les 4 assiettes.

Mon Mari rentre, à table !

Ils sont tous les trois impatients, calmes, solennels. N°2 raconte à son père le sang, la maman baleine, le bébé. Elle tourne en boucle dessus.
Je prétexte de ne pas comprendre et de ne pas entendre étant dans la cuisine.
N°1 explique à son père, ce qui était censé être notre secret (le temps devant écran).

À l’aide d’une louche, pochez les fines tranches de 300g de filet de boeuf 1 ou 2 minutes seulement dans le bouillon (qui est toujours sur le feu, il bouge pas lui, il y a du mouvement à table). Je suis concentré, Mon Mari arrive en cuisine et me demande des explications sur la mort du baleineau.

Je promet de faire un don pour la sauvegarde des baleines.
Je dépose les lamelles de boeuf dans chaque assiette et je recouvre de bouillon chaud.
J’ajoute l’équivalent d’un petit piment rouge (sans pépin et haché très finement), la moitié dans l’assiette de mon mari, 1/4 dans la mienne, et je mets le reste à disposition sur la table. J’ajoute un peu de sauce poisson, 2 oignons nouveaux et des radis (coupés en rondelles) et 2 citrons vert coupés en quartiers.

Je peux enfin servir, ça fait 15 minutes qu’ils attendent à table, ça se chahute, mais j’arrive, la tête haute, car je suis assez fière, je trouve le résultat très joli.
Un OOOOHHHH jailli de la table.
N°2 ne veut pas manger, elle veut des vraies pâtes. N°1 mange la viande en enlevant le maximum d’herbes fraiches et trouve que les pâtes ça fait bizarre dans la gorge.

Mon Mari, se régale, il mange même assez vite (il n’a pas eu le temps de déjeuner le pauvre chaton) il commence à perler sur le front, ça pique légèrement, ça monte dans son corps, ça lui brûle la bouche.
J’ai mis trop de piment.
Mon assiette est parfaite je trouve, voir peut être pas assez pimentée.

Cette entrée a été publiée le 22 septembre 2014 à 9 h 02 min. Elle est classée dans A table ! et taguée , , , , , , , , , , , . Bookmarquez ce permalien. Suivre les commentaires de cet article par RSS.

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